Slugh
Histoire
Slugh — aussi orthographié Slugg (スラッグ, Suraggu) — est un Namekien maléfique, souvent qualifié de « Super Namek », antagoniste principal du quatrième film de Dragon Ball Z, La Menace de Namek[9][10]. Seigneur de guerre venu conquérir la Terre à la tête de son propre clan de pillards, ce Namek tyrannique réapparaît comme combattant jouable et boss dans Dragon Ball Xenoverse 2, où une distorsion temporelle le ramène aux côtés d'autres ennemis du passé[2][4].
Origines
Selon la version originale de son récit, Slugh aurait été expédié hors de la planète Namek alors qu'il n'était qu'un nourrisson, envoyé vers un monde lointain — la planète Slug —, à la manière du Namek sans nom, le père de Piccolo. Le film ne précise toutefois jamais s'il appartient ou non au clan du Dragon.
La Menace de Namek
Devenu un conquérant itinérant, Slugh débarque sur Terre pour en faire sa nouvelle planète. À l'aide des Dragon Balls, il adresse à Shenron le vœu de retrouver la jeunesse éternelle: rajeuni et considérablement plus puissant, il place le monde sous sa coupe. Son Goku l'affronte mais se fait d'abord dominer, au point de devoir éveiller une forme inédite — le Faux Super Saiyan, une transformation inachevée du Super Saiyan — pour espérer tenir tête au Namek. Au terme d'un combat acharné, Goku parvient finalement à transpercer le corps de Slugh.
Dragon Ball Xenoverse 2
Dans Dragon Ball Xenoverse 2, Slugh est déplacé depuis une autre branche de l'histoire à cause des manipulations de Mira et Towa, et prend le joueur — membre de la Patrouille du Temps — pour cible[2]. Alors que Vegeta et Doria s'affrontent durant la déformation de la saga Namek, « le maléfique Namek » surgit pour bouleverser le cours du temps[2][4]. Il s'allie de façon orageuse au Saiyan Thalès afin de dérober les sept Dragon Balls réunies par les héros[5]. Leur entente reste cependant fragile: ivre de la puissance qu'il croit pouvoir gagner — « Je suis si proche de pouvoir diriger l'univers » —, Slugh refuse poliment de prêter allégeance à Thalès, persuadé qu'ils ne s'entendraient « pas de toute façon »[7]. La Patrouille du Temps doit l'affronter au fil de plusieurs missions, jusqu'aux combats « Sombres projets » et « Linge sale en famille », où Thalès et Slugh sont vaincus côte à côte[5][8].
Personnalité
Slugh est un tyran orgueilleux, méprisant et profondément sadique. Il toise systématiquement ses adversaires, jugeant leur force « pâle figure à côté de la [sienne] » et se proclamant « invincible » depuis qu'il a recouvré sa jeunesse[3]. Cabotin, il s'amuse à humilier ceux qu'il combat — « Je me demande combien de secondes tu vas tenir » — tout en exigeant une obéissance absolue: « Me décevoir a souvent des conséquences mortelles »[6]. Cette cruauté se double d'une fascination grandiloquente pour sa propre vitalité retrouvée, qu'il célèbre à grands éclats de rire: « La jeunesse est d'une telle beauté ! »[6]. Sous ses airs de mentor narquois — « Réjouis-toi ! Slugh en personne va t'entraîner ! » —, il ne voit en autrui qu'un faire-valoir de sa toute-puissance[3].
Pouvoirs et techniques
En tant que Namekien d'élite, Slugh dispose d'une force colossale et de la maîtrise du ki. Dans le film, il fait usage de rayons oculaires et de la Traction psychique (Psycho Pull), une force mentale qu'il emploie notamment pour attirer Bulma à lui.
Dans Dragon Ball Xenoverse 2, son arsenal de combat comprend[1]:
- Super attaques: Rayon oculaire maléfique, Doigt de Namek, Étoile double maléfique, Crash du météore, Contrôle mental et Mixeur obscur.
- Attaque ultime: Enchaînement ténébreux (Distance).
- Esquive: Frappe destructrice.
Sa capacité de Contrôle mental fait écho à son rôle de chef de clan, lui qui asservit ses sbires et plie autrui à sa volonté.
Transformations
Comme les Namekiens guerriers de la lignée de Piccolo Daimaô, Slugh possède l'aptitude à se métamorphoser en Namek géant, gagnant une taille démesurée et une puissance physique décuplée au prix de sa mobilité.
À cela s'ajoute son « rajeunissement »: le vœu de jeunesse éternelle exaucé par les Dragon Balls n'est pas une transformation au sens strict, mais il restitue à ce Namekien âgé un corps de combattant dans la fleur de l'âge, considérablement plus puissant — un avantage qu'il ne cesse de revendiquer[3].
Anecdotes
- Conformément à la convention onomastique des Namekiens, inspirée des gastéropodes (escargots et limaces), son nom dérive de l'anglais slug, « limace »[9].
- Slugh est un personnage exclusif aux films: il n'apparaît pas dans le manga d'Akira Toriyama, mais uniquement dans le long-métrage La Menace de Namek puis dans des jeux dérivés tels que Xenoverse 2 ou la série Dragon Ball Heroes[9][10].
- C'est en l'affrontant que Son Goku révèle pour la première fois la transformation du Faux Super Saiyan, une forme intermédiaire propre à ce film.
- Il commande son propre clan démoniaque (le « Slug's Demon Clan »), composé entre autres du commandant Zeeun, d'Angila, de Wings et de Medamatcha.
- Le film laisse délibérément son ascendance dans le flou: rien n'indique formellement s'il descend du clan du Dragon, les guérisseurs namekiens.
Force de Frappe
Palier martial conforme à l'affiliation et aux capacités de combat observées pour Slugh.
Puissance Potentiel
Progression continue par l'entraînement et la confrontation avec des adversaires supérieurs.
Force de Soulever
Capacité de levage surhumaine proportionnelle à sa physiologie (Namekian).
Vitesse de Combat
Vitesse martiale hypersonique adaptée aux standards des arts martiaux terriens et galactiques.
Vitesse de Déplacement
Déplacement rapide au sol et vol par sustentation de ki (Bukūjutsu).
Durabilité
Résistance corporelle protégée par la concentration du flux de ki intérieur.
Portée d'Attaque
Combat rapproché martial complété par des projections de ki directionnelles.
Intelligence
Instinct martial et compréhension tactique développés au fil des confrontations.
Faiblesse
Sensibilité aux attaques énergétiques massives et limites physiologiques propres à sa constitution.
Les niveaux de combat chiffrés (Sentōryoku) proviennent exclusivement des relevés de détecteurs (scouters) du manga original d'Akira Toriyama et des fiches exhaustives du Daizenshuu 7 (1996). Conformément à la doctrine de l'auteur, les chiffres s'arrêtent officiellement après l'arc Freezer, remplacés dans l'arc Majin Boo par l'unité magique Kiri.
Aucun relevé numérique officiel sous scouter n'est enregistré pour ce personnage dans le manga ni dans le Daizenshuu 7.
Les puissances non mesurées par l'auteur sont classées par échelons narratifs et comparatifs.
Mesure énergétique en Kiri (Babidi)
Dans l'arc Majin Buu, Babidi mesure la force des guerriers à l'aide d'un dispositif occulte en unités Kiri :
800 Kiri
Capable d'engloutir la lumière
3 000 Kiri
Sature le capteur magique
200 - 300 Kiri
Énergie nécessaire pour anéantir une planète standard
Sources & références
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