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Je me suis juste dit : « Super ! C’est génial ! » J’ai l’impression que le « F » ne signifie pas seulement « Freezer », mais aussi « fans ». C’est grâce à tous ceux qui l’ont soutenu pendant si longtemps que Freezer fait son retour. Les gens me disent tout le temps que « cette réplique de Freezer est un grand classique », mais à l’époque où je l’interprétais, je ne me suis jamais dit « oh, c’est une réplique culte » ou quoi que ce soit de ce genre. Ce sont les fans qui aiment le personnage qui ont fait de ces répliques des classiques. Je pense que j’ai vraiment de la chance d’avoir pu incarner un personnage comme celui-là.
Son plus grand attrait réside sans doute dans son processus d’évolution, la façon dont il devient plus fort à chaque transformation. J’aime beaucoup sa première forme, et cette fois-ci, elle fait son retour pour la première fois depuis longtemps. La forme finale de Freezer est géniale aussi. Il a un peu l’air d’un kuge[1]. Ses expressions et sa façon de parler comme s’il était supérieur à tout le monde sont tout à fait celles d’un kuge. (rires)
Akira Toriyama-sensei est très doué pour créer des personnages présentant certains types de handicaps. C’est intéressant de voir comment ils tentent de gérer ces handicaps. Freezer est sans aucun doute un homme qui est devenu plus fort en essayant de compenser ses handicaps, en particulier son complexe vis-à-vis de son père. Je pense que c’est probablement l’un des éléments qui contribuent à son charme.
Le plus important était de ne pas gâcher son image. Je devais m’assurer, à chaque réplique, que les gens ne se disent pas « Il a changé ? ». Pour qu’en entendant sa voix haineuse et repoussante, ils s’exclament : « C’est ça ! C’est bien cette voix-là ! » Les sessions d’enregistrement ont été un vrai plaisir. J’ai réussi à enregistrer un « nouveau Freezer » tout en m’amusant avec l’actrice qui incarne Goku, Mako-san (Masako Nozawa). À chaque fois que nous nous retrouvons pour enregistrer une nouvelle réplique en tant que Freezer, Mako-san me dit toujours : « Je te déteste vraiment ! » (rires) Cette fois-ci, ça m’a fait très plaisir d’entendre à nouveau ces mots chargés d’émotion. Comme je joue le méchant, plus on me déteste, plus je suis heureux. Je pense que cette fois-ci, tout le monde va vraiment me détester à mort. (rires)
C’est vrai, il va encore plus loin que sa forme finale. C’est une transformation assez simple visuellement. En gros, il devient doré. (rires) Et sa puissance de combat atteint des sommets, donc je pense que vous allez assister à des combats fantastiques. Surtout, ils sont vraiment rapides. En fait, ils sont si rapides que parfois, quand on enregistrait nos voix, on n’arrivait pas à suivre, alors quand Goku et Freezer attaquaient ou se défendaient, on inversait l’ordre. « C’est à l’envers ! C’est moi qui attaque maintenant, et c’est Mako-san qui se fait tabasser ! », ce genre de choses. (rires) Bref, il y a des combats extrêmement rapides et intenses.
C'est un type sympa, alors peut-être 100 quintillions ?[2]
En tout cas, c’est quelque chose comme ça ; c’est vraiment un personnage hors du commun. (rires) (Dans ce nouveau film), en ce qui concerne Freezer, on pourrait dire qu’il « perd la bataille, mais gagne la partie ». Restez assis quand le générique de fin commencera à défiler, et regardez jusqu’à la toute fin.
Ryūsei Nakao
Né à Tokyo. Il est actif non seulement dans de nombreuses productions d’animation et de doublage, mais aussi sur scène. Parmi les œuvres majeures auxquelles il a prêté sa voix, on peut citer Soreike ! Anpanman (dans le rôle de Baikinman), One Piece (dans le rôle de Caesar Clown), Bleach (dans le rôle de Mayuri Kurotsuchi) et Hook Book Row (dans le rôle de Mokuji).
Les notes de traduction suivantes sont fournies à titre d’information complémentaire à l’intention du lecteur.
[1] Les kuge (公家) formaient une classe aristocratique japonaise qui dominait la cour impériale japonaise à Kyoto.
[2] Nakao fait ici un jeu de mots entre le fait que Freezer soit un « type sympa » (ナイスガイ ; naisu gai) et que sa puissance de combat s’élève à « cent quintillions » (垓 ; gai).